Quand l'enfant a un ami imaginaire

Certains enfants uniques ou ayant un grand écart d’âge avec leurs aînés s’inventent un personnage qui les accompagne. L’enfant lui donne un prénom, lui parle, demande à ce qu’on lui mette une assiette à table, se confie à lui et le sort même dans la rue. Ce compagnon limite l’isolement dans lequel il se sent à la maison.
 
La question est problématique si cet ami imaginaire devient trop envahissant. On peut se demander si l’enfant a la capacité de rester seul, de jouer seul, de supporter le silence. "L’autre" lui donne le sentiment d’exister pleinement. Parfois, cet ami imaginaire réalise toutes les bêtises que l’enfant n’ose commettre lui-même. En matière de responsabilisation, il devra apprendre à assumer un peu mieux ses actes.
 
Conseils aux parents refusant de vivre avec "un fantôme" :


- Sans jamais prononcer le nom de ce drôle d’ami, tolérez sa présence uniquement dans certaines circonstances. D’accord, lorsqu’il est en train de jouer, dans sa chambre, dans son bain, mais pas à table ou pendant les devoirs. Car c’est ce que votre enfant attend, que vous donniez une existence à ce tiers dont il a tant besoin. Cherche-t-il un simple compagnon de jeu, un frère, un aîné parti vivre ailleurs ou en internat ?


- S’il a des frères et sœurs d’âge proche, on devra se demander si cet ami imaginaire ne lui sert pas de paravent ou de bouclier pour s’isoler de sa fratrie. Et pourquoi ?


- Vous veillerez aussi à ce qu’il s’ouvre aux autres – amis, camarades, cousins – pour éviter un enfermement social à deux.


Et si, pour lui, vous adoptiez un compagnon à 4 pattes ?

par Harry Ifergan

  • Publié: 19/02/2014 03:17
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