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Les 25 produits alimentaires miracles

Tomate

C’est l’amie de la prostate. Les Italiens, les Espagnols et les Mexicains qui y sont accros affichent un petit taux de cancers de la prostate. Tout ça grâce au lycopène, le pigment responsable de sa couleur écarlate, un puissant antioxydant qui réduirait de 25 à 30 % le risque de développer des tumeurs prostatiques, à condition de consommer de la tomate au moins deux fois par semaine.

En neutralisant les radicaux libres des rayons ultraviolets, le lycopène aide à ralentir le vieillissement de la peau.

Conseil : cuire les tomates avec de l’huile (d’olive, de préférence) augmente la présence de lycopène et son absorption par notre organisme.

Soja

(tofu, miso, edamame, sauce au soja)

Et si vous troquiez chips et cacahouètes pour l’amusegueule préféré des japonais, l’edamame, des fèves de soja cuites ? Le soja, les Nippons en consomment des montagnes (4 kilos par personne et par an, rien que pour le tofu). En interférant avec les hormones sexuelles, les isoflavones contenues dans le soja réduisent le risque de cancer du sein (mais favorisent à l’inverse la récidive). Le soja diminue aussi le mauvais cholestérol.

Bonus : riche en vitamines B et E, bénéfiques à la peau, aux cheveux et aux yeux. Atténue les troubles de la ménopause.

Conseil : 50 grammes par jour. Plutôt du bio pour éviter le transgénique. Attention : les « germes de soja » ne sont pas du soja...

Algues

(nori, kombu, wakamé, aramé et dulse)

Ce sont les ancêtres de toutes les plantes. Elles sont riches en fucoïdane et fucoxanthine, qui provoquent la mort des tumeurs du sein et inhibent celles de la prostate.

Le nori contient protéines, minéraux et de la vitamine B12 indispensable à la formation des globules rouges. Il recèle des oméga 3, bénéfiques pour le cerveau, qui diminuent aussi le risque de maladies cardiaques et régulent le taux de sucre. Le kombu, mi-sucré mi-salé, ralentirait le vieillissement grâce à ses antioxydants.

Bonus : c’est, dit-on, à l’aramé que les japonais doivent la santé de leurs cheveux.

Conseil : bourrée de protéines et de fer, la dulse, au goût de noisette, peut remplacer la viande, et le wakamé se substituer au lait, car il contient treize fois plus de calcium !

Champignons

(shiitake, enokitake, maitake, champignon de Paris, portobello, cremini et pleurote)

Grâce à leurs polysaccharides, ils stimulent le système immunitaire en augmentant le nombre de globules blancs dans le sang, ce qui empêche les tumeurs naissantes de devenir cancéreuses. Ils peuvent ainsi réduire jusqu’à 50 % le risque de cancer de l’estomac. La pleurote s’attaque, en prime, au cancer du côlon. En faisant baisser les niveaux d’oestrogènes associés aux cancers hormonodépendants, le champignon de Paris agit de son côté contre le cancer du sein.

Bonus : archi nutritifs et pauvres en calories.

Conseil : inutile d’en manger des tonnes, 100 grammes par jour suffisent pour profiter de leurs bienfaits.

Légumes secs

(lentilles, pois chiches)

Ce n’est pas un hasard si les légumes secs sont, avec les céréales, les premières plantes cultivées par l’homme. Extrêmement riches en fibres, antioxydants et minéraux, elles sont associées à une diminution du risque de maladies cardiovasculaires et de cancer colo-rectal.

La consommation régulière de lentilles permettrait de prévenir le diabète.

Tous les légumes secs sont réputés freiner le vieillissement cutané.

Bonus : fournissent aux femmes enceinte de l’acide folique, indispensable à la production du matériel génétique du foetus (c’est aussi vrai des épinards).

Conseil : à combiner avec des céréales pour les rendre plus digestes.

Choux

(chou-fleur, de Bruxelles, feuillu, pommé, brocoli et cresson)

Cultivé depuis six mille ans, le doyen de nos légumes est un puissant anticancéreux grâce à ses polyphénols et glucosinolates qui empêchent les microtumeurs de devenir malignes et « poussent au suicide » les cellules cancéreuses. Réduirait le risque de cancer de l’estomac, du côlon, du rectum, du poumon (- 30 %), de la vessie (- 50 %), de la prostate (- 50 %) et du sein (- 40 %). Le brocoli améliore la fonction musculaire du cœur, fait baisser le mauvais cholestérol et augmente le bon.

Riches en antioxydants, les crucifères ralentissent le vieillissement.

Bonus : remède anti-gueule de bois.

Conseil : 5 fois par semaine. À la vapeur ou au wok. Bouillis, ils perdent 75 % de leurs agents anticancéreux....

Carotte

Si la carotte ne rend pas aimable, elle possède des vertus anticancéreuses et anti-inflammatoires.

Riche en caroténoïdes, des molécules qui interfèrent avec la production de radicaux libres, elle permet de lutter contre le vieillissement de la peau en la rendant moins sensible aux rayons UV.

Le falcarinol, un pesticide naturel qu’elle contient, aiderait à prévenir le cancer.

Malgré sa saveur sucrée, la carotte ne fait pas grimper en flèche le taux de sucre dans le sang. De quoi la réhabiliter aux yeux des diabétiques !

Bonus : riche en fibres, elle améliore le transit intestinal. Son carotène lui permet d’assumer sa réputation de donner bonne mine.

Fenouil

(fenouil, persil, coriandre,

cumin, anis, cerfeuil, céleri et panais)Au VIIIe siècle, les apiacées font partie des plantes alimentaires que Charlemagne recommande de cultiver dans les monastères.

Ce sont de redoutables anticancéreux capables de paralyser les microtumeurs et de créer un environnement défavorable à leur prolifération. Fenouil et persil auraient prouvé leur efficacité contre plusieurs cancers (prostate, sein, côlon et poumon).

Conseil : remplace la salière, pour rehausser le goût des plats.

Céréales et pain complet

A l’inverse du pain blanc ou des céréales industrielles du petit déjeuner, qui sont le plus souvent ultraraffinés, les produits céréaliers à l’ancienne contiennent peu de glucides, qui augmentent le taux de sucre dans le sang et font le lit du diabète. L’index glycémique du pain blanc est de 85, contre 50 pour le pain complet.

Bonus : un effet satiogène qui nous fait moins manger.

Cannelle

Prévient le risque de diabète car elle améliore la tolérance au glucose de l’organisme et protège la paroi des vaisseaux sanguins contre les dégâts provoqués par l’excès de sucre. Réduit le risque de maladies cardiovasculaires en ralentissant le vieillissement et la perte d’ élasticité des vaisseaux sanguins.

Bonus : source d’énergie pour les muscles.

Thé vert

« Le sixième me rend semblable aux immortels », écrivait le poète chinois Lu Tung, huit cents ans avant Jésus Christ. Il parlait de son sixième bol de thé vert quotidien. C’est l’aliment qui contient le plus de molécules anticancéreuses. Ses feuilles sont constituées de catéchines, des composants qui affament les cellules cancéreuses en les empêchant de former le réseau sanguin dont elles ont besoin pour se nourrir. Sa consommation quotidienne inhibe les microtumeurs de la vessie, de la prostate et réduit le risque de cancer colo-rectal de 57 %. Il pourrait participer à la prévention d’ Alzheimer. Protège des maladies coronariennes et des AVC.

Conseil : trois tasses par jour, de préférence du japonais, plus riche en molécules anticancéreuses. Infuser dix minutes.

Attention, le lait neutralise ses effets !

Graines de lin

(lin ou chia)

Très riches en acides gras oméga 3, elles sont à elles seules capables de rétablir dans notre organisme l’équilibre vital entre les oméga 3, dont nous sommes carencés, et les oméga 6, qui nous sont fournis en excès par l’alimentation industrielle. Grâce à leur effet anti-inflammatoire, les graines de lin peuvent prévenir l’Alzheimer. Elles pourraient aussi aider à ralentir la croissance des tumeurs. De la prostate.

Conseil : une cuillerée à soupe par jour de graines de lin moulues ou d’huile de lin (à conserver au réfrigérateur afin d’éviter l’oxydation).

Curcuma

Il apparaît en 3 000 avant Jésus Christ dans des traités médicaux assyriens. Encore utilisé par les médecines traditionnelles indiennes, chinoises, tibétaines et islamiques, il pourrait expliquer les gigantesques écarts entre les taux de cancers (côlon, estomac, intestin, peau, foie, sein, ovaires et leucémies) chez les Occidentaux et les Indiens, champions de la consommation de cette épice. Son action antiinflammatoire sur le système cardiovasculaire diminue le risque d’AVC et de problèmes cardiaques.

Agit contre le diabète car il réduit l’excès de sucre dans le sang et atténue les dommages qu’il provoque. Ses polyphénols seraient neuroprotecteurs.

Bonus : traite les troubles digestifs, l’arthrite et les problèmes hépatiques.

Conseil : le poivre renforce son action..

Fruits secs

(amandes, noix et noisettes)

Ultra riches en oméga 3, ils sont bénéfiques pour notre cerveau, nos artères, notre coeur... Selon plusieurs études, une poignée de noix quotidienne réduirait d’environ 30 % le risque de maladies cardiovasculaires.

Les fruits secs aident à faire le plein de sélénium, qui ralentit le vieillissement de la peau.

Bonus : bénéfique à la santé des cheveux. Il suffit de voir le poil des écureuils...

Gingembre

C’est un tueur de tumeurs cancéreuses et un redoutable antiinflammatoire. Normal, dans le sol cette racine omniprésente dans les pharmacopées chinoises et indiennes est exposée à une flopée d’agresseurs et a donc appris à se défendre.

Bonus : antinauséeux. Favorise la digestion et le tonus. On le prétend aussi aphrodisiaque...

Conseil : à mélanger au curcuma pour en décupler l’effet. Éviter le gingembre confit, archi sucré.

Ail

(ail, oignon, échalote, ciboulette et poireau)

Les alliacées protègent contre les substances cancérogènes qui se forment par exemple sur les viandes trop grillées et empêchent les microtumeurs de se développer dans le sang (leucémie), l’estomac, le côlon, l’œsophage, la prostate et le sein.

L’ail, en particulier, est un allié du cœur car il fait baisser le mauvais cholestérol et diminue l’hypertension.

Riches en sélénium, le principal carburant de notre organisme, tous les membres de cette famille stimulent le système immunitaire.

Bonus : l’ail prévient les indigestions et la constipation. Il est aussi antiseptique, antibactérien et diurétique.

Conseil : cuit ou écrasé dans l’huile (d’olive de préférence), l’ail est mieux assimilé par l’organisme.

Herbes de provence

(thym origan, basilic, romarin)

Les lamiacées, ne font pas que parfumer vos grillades, elles sont aussi des agents anticancer multi cibles. Le rejeton le plus doué est le thym, qui protège le système cardiovasculaire en ralentissant le vieillissement et la perte d’élasticité des vaisseaux sanguins tout en diminuant le risque de diabète.

Bonus : le thym est un antiseptique connu.

Chocolat noir

La pâte de cacao est l’un des aliments qui contiennent le plus d’antioxydants.

Ses polyphénols augmentent la dilatation des artères et améliorent la circulation sanguine, de quoi prévenir le risque d’ hypertension et de maladies cardiovasculaires.

Bonus : son magnésium est un anti-stress et bon pour les muscles.

Conseil : deux carrés par jour de 70 %. Éviter le chocolat au lait, ses protéines lactiques empêchent l’absorption des antioxydants par l’intestin !

Yaourt

(yaourt fermenté, lait ribot ou kéfir)

C’est en observant la longévité des montagnards bulgares, gros consommateurs de lait caillé, que le Russe Elie Metchnikoff, Nobel de médecine, a découvert au début du XXe siècle les « probiotiques ». Les yaourts aux bifidobactéries et/ou lactobacilles contiennent des bactéries qui peuvent améliorer notre flore intestinale, empêcher la prolifération de microbes pathogènes et diminuer le mauvais cholestérol. Certaines études leur prêtent un rôle bénéfique pour le système immunitaire.

Bémol : chez l’animal, leur consommation quotidienne favorise l’obésité.

Les conseils : à combiner avec les probiotiques de l’oignon, de la tomate ou de la banane qui renforcent leurs effets sur la flore intestinale. Éviter les préparations sucrées.

Bonus : prévient diarrhées, infections urogénitales et ostéoporose.

Fruits exotiques

(grenade, mangue, kiwi, ananas...)

La grenade a une activité antioxydante et anti-inflammatoire contre le cancer de la prostate : elle ralentit la croissance des tumeurs, diminue leur prolifération et réduit le risque de récidive.

La mangue doit la couleur de sa chair à sa richesse en bêta carotène, un allié reconnu de la peau.

Riches en vitamines, sels minéraux et oligo-éléments, notamment le kiwi, dopé aux vitamines C et E...

Conseil : un par jour.

Bonus : bons pour le tonus, la vue et l’immunité. L’ananas n’a jamais brûlé les graisses, mais il facilite la digestion.

Fruits rouges

(myrtille arbusive, myrtille, fraise, framboise, cassis, mûre et cranberry)

Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle les « super fruits ». Ils alignent trois types de polyphénols, de puissants antioxydants capables de bloquer la croissance d’un grand nombre de cellules cancéreuses, notamment en les affamant.

Bonus : le cassis est aussi diurétique et stimulant. La myrtille aide à traiter les troubles de la circulation sanguine. Ils préviendraient aussi le glaucome et la cataracte. La fraise possède des propriétés antidiarrhéiques. Le cranberry, lui, prévient les infections urinaires.

Conseil : on peut les congeler, leurs molécules anticancéreuses résistent au froid.

Huile d’olive

Toutes les études le montrent : une alimentation méditerranéenne diminue le risque de maladies cardiovasculaires et d’ Alzheimer. Et l’aliment qui joue un rôle clé dans cet effet protecteur, c’est l’huile d’olive.

Elle participe également à la prévention du cancer, comme celui du côlon et de la prostate (jusqu’à 32 % de risque en moins). Ses polyphénols protègent la peau du stress oxydatif qui agresse nos cellules.

Bonus : favorise le transit intestinal.

Poissons gras

(sardine, maquereau, anchois, thon et saumon)

Riches en Oméga 3. Ces « gras intelligents » jouent un rôle crucial dans le fonctionnement du cerveau et de la rétine. Ils font baisser le mauvais cholestérol, régulent le rythme cardiaque et le taux de glucose, possèdent des vertus anti-inflammatoires qui permettent de réduire jusqu’à 50 % le risque de développer des cancers (côlon, sein, prostate et ovaires). Saumon et thon sont riches en vitamine D.

Vitale à notre organisme, elle améliorerait le taux de survie des personnes atteintes d’un cancer du système digestif ou du sein, tout en divisant par deux pour ce dernier le risque de récidive !

Une consommation régulière diminuerait de 35 % le risque d’Alzheimer. Le sélénium et la vitamine B12 qu’ils contiennent freinent le vieillissement de la peau.

Conseil : 2 ou 3 fois par semaine.

Agrumes

(orange, citron, mandarine et pamplemousse)

Leurs composés anticancéreux (monoterpènes et flavanones) bloquent la croissance des tumeurs, en particulier celles du système digestif (oesophage, bouche et estomac). Ce qui réduirait le risque de ce type de cancer de 40 à 50 %. Le pamplemousse agit, lui, indirectement, en prolongeant dans le sang la durée de vie de ces mêmes molécules anticancéreuses.

Bonus : ultra riches en vitamines C et A, ils sont bénéfiques pour le tonus, la vision et l’immunité.

Conseil : avalés ensemble, les agrumes démultiplient leurs effets.

Vin rouge

C’est à son contenu exceptionnel en polyphénols que le vin rouge (et non le blanc) doit de figurer parmi les aliments de bonne santé.

Le resvératrol, en particulier, réduit la formation de caillots qui peuvent obstruer les vaisseaux sanguins. Ce serait l’une des clés du French paradox. Les consommateurs réguliers de vin rouge affichent un taux de mortalité par maladies cardiaques relativement faible, malgré un taux souvent élevé de cholestérol.

En prime, le resvératrol pourrait aider à prévenir le risque de maladie d’Alzheimer.

Conseil : du bio pour éviter les pesticides. Pas plus d’un verre par jour, sous peine d’augmenter le risque de cancer (bouche, foie et sein) et de démence !

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