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L’alimentation de huit pays à la loupe

Grâce aux développements des transports, les échanges entre pays sont de plus en plus fréquents. Il en résulte entre autres une certaine uniformisation des modes de consommation. Cependant, même si les spécificités nationales vont en s’estompant, elles sont encore tenaces.

Pour 57 % des Français, le prix reste le premier critère d’achat pour les produits alimentaires. suivi du goût (54 % *). puis des garanties d’hygiène et de sécurité alimentaires (43 %). Le prix est également le facteur décisif en Italie. en Espagne, au Japon et au Brésil. En revanche. pour les Allemands et les Anglais, le goût primerait à en croire les résultats d’une étude Ipsos sur l’évolution des pratiques alimentaires de huit pays : la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, les USA, le Brésil et le Japon. En France, les entretiens, en face à face, ont été menés auprès de 1000 personnes de 15 ans et plus. Anne Dellière et Pierre Giacometti. De l’institut Ipsos, ont souligné plusieurs grandes tendances. On note en effet une uniformisation des goûts et. paradoxalement, un fort attachement au patrimoine. chacun des pays (excepté l’Angleterre) déclarant que « c’est sur son territoire que l’on mange le mieux ». Sur ce critère précis, la France figure partout en deuxième position à l’exception de l’Angleterre (qui la classe première) et du Brésil (troisième position après l’Italie).

Les fruits et les légumes figurent parmi les aliments les plus quotidiens. 81 des Français consomment tous les jours des légumes, comme les Britanniques et les Américains. Les fruits, en revanche, n’occupent que la cinquième position en France, après les fromages (68 %), la viande / volaille (66 %), et les yaourts (66 %), produits pour lesquels les chiffres de consommation sont très largement supérieurs aux autres pays. La consommation de sandwichs et hamburgers est en outre très développée en Angleterre (47 % en consomment quotidiennement), devant les USA (38 %) et loin devant la France (4 %).

Parmi les similitudes constatées sur l’ensemble des huit pays, l’étude montre que les femmes consomment davantage de fruits, de légumes et de laitages, tandis que les hommes sont plus consommateurs de viande. Les plus jeunes sont plus nombreux à consommer de la viande et des desserts lactés. En revanche. la consommation de fruits augmente avec l’âge, sauf en Allemagne. Par ailleurs, la consommation de fruits, légumes et poisson augmente proportionnellement au niveau de vie, contrairement à la viande et aux sandwichs.

La France privilégie les produits français

L’étude montre aussi l’intérêt modéré des populations étrangères pour les produits français, contrairement aux idées reçues. C’est l’Allemagne qui en achète le plus avec 63 % des personnes interrogées déclarant en consommer « au moins un de temps en temps ». Les Français. quant à eux, privilégient massivement la consommation nationale : sur les produits achetés, plus de 82 % des légumes, fruits, volaille et fromage sont d’origine française. En France, ce sont les jeunes qui sont le plus friands de produits de provenance étrangère alors qu’à l’étranger, la tendance est inverse.

Enfin. il apparaît que les Français se nourrissent sainement, avec un bon équilibre nutritionnel à l’intérieur des repas. Ils grignotent peu puisque 47 % d’entre eux déclarent ne jamais manger en dehors des repas, contrairement aux Américains (seulement 20 %). « Les grignoteurs » sont d’ailleurs souvent des « grignoteuses ».

L’étude met également en avant de nombreuses disparités dans la fréquence des repas pris hors de chez soi (l’Américain mange souvent « à l’extérieur ») et ce qui concerne le temps passé devant les fourneaux. Les foyers avec enfant de moins de 15 ans y consacrent logiquement plus de temps (75,4 minutes) que les foyers sans enfant de moins de 15 ans (41,9 minutes). Côté préparation des repas, l’équilibre hommes / femmes est loin d’être atteint. En effet, 52 % des hommes affirment préparer les repas pendant la semaine contre 91 % des femmes. L’écart s’estompe à peine (2 % !) le week-end puisque 52 % des hommes préparent les repas contre 89 % des femmes.

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